Aménagement de la RN 134: il y a urgence
- 4 avr. 2013
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Les membres du collectif RN 134-Pau-Somport-E7 et la Chambre de commerce Pau-Béarn réclament les déviations qui manquent toujours en vallée dAspe.

De Pau jusquau fin fond de la vallée dAspe, ils réclament une route plus sûre, mais aussi moins de nuisances. Parce que beaucoup dentre eux rappellent quils vivent un enfer.
Le vendredi 12 avril, les membres du collectif RN 134-Pau-Somport -E7manifesteront leur colère à Oloron. Ils y seront rejoints par Patrick de Stampa, le président de la Chambre de commerce et dindustrie Pau-Béarn. Celui-ci est en effet décidé à faire cause commune avec eux pour amener l'État à tenir ses promesses.
"Lorsque les travaux du tunnel du Somport ont été validés en 1993, des recommandations, qui font force de loi, ont été formulées » rappelle-t-il. Elles prévoyaient une sécurisation de la RN 134, mais aussi un contournement obligatoire de toutes les communes quelle traverse entre Gan et le Somport. Or, aujourdhui, une seule a été réalisée, celle de Bedous. Ce qui pose un grave problème : le non respect des engagements de l'État."
De plus en plus de nuisances
Cette situation a été examinée hier lors dune réunion organisée à Pau entre les membres du collectif et le président de la CCI. Loccasion a été saisie pour rappeler toutes les difficultés que cela entraîne aujourdhui pour des habitants considérés comme des " oubliés"». Le passage quotidien de 13 000 véhicules ainsi que de 700 à 800 camions sur un axe quempruntent de plus en plus des poids lourds venus du nord de l'Europe nest en effet pas sans conséquences.
Il constitue un sérieux obstacle au développement touristique de la vallée d'Aspe, explique le collectif et la CCI. Outre les problèmes de sécurité quil soulève, ce trafic entraîne également de fortes nuisances sonores pour les riverains. Au point que certains dentre eux, comme à Cette-Eygun, ne parviennent pas à vendre leurs maisons, même à perte. Ou encore que des gîtes d'Urdos sont en train de perdre leur label. "Sans parler des problèmes de santé (états dépressifs, risques cardio-vasculaires) quun stress sonore peut générer".
De là à amener des maires à affirmer que leurs concitoyens ont été "cocufiés" par les pouvoirs publics, il ny a quun pas. Dautant plus que ces derniers sont persuadés que les choses saggraveront dans les années qui viennent. "Lorsque l'A 63 (Bordeaux-Bayonne) sera payante, le trafic passant par le tunnel pourrait doubler."
Jusquà François Hollande
Alors que la première partie de la déviation d'Oloron, dont la maîtrise douvrage a été confiée au Conseil général, devrait être livrée fin 2015, les conclusions des études menées sur la deuxième partie devraient être données en 2016 ou en 2017. Mais les déviations de Gurmençon, Asasp, Cette-Eygun, et Urdos sont toujours réclamées.
Ces derniers temps, les membres du collectif ont donc interpellé le préfet de région, ainsi que le député européen Alain Lamassoure et le sénateur Georges Labazée. La chambre de commerce et dindustrie va pour sa part se rapprocher de ses homologues dAragon afin de mener une action de lobbying, en particulier sur le plan européen. Elle sadressera également au préfet de région pour lui demander où en est le planning de travaux suscité par la réflexion de 1993.
"Notre échéance est pour 2015-2020 » disent les membres du collectif. "Nous voulons que le programme de développement et de modernisation des itinéraires intègre ces déviations. Mais aussi que les différentes administrations (État, Europe, Conseil général) se mettent autour dune table et définissent un calendrier de travaux. Car, aujourdhui, on nous roule dans la farine.
"Tout en attendant un rendez-vous avec le ministère des Transports, ils envisagent enfin de demander une audience au président de la République par l'intermédiaire du député Jean Lassalle. "Si rien nest fait. Nous passerons à des actions plus dures" promettent-ils.
Source: http://www.sudouest.fr/2013/04/04/on-nous-roule-dans-la-farine-1013801-710.php

























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