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L’opposition vers l’avenir RN 134, « la Région ne doit pas payer »

  • 24 sept. 2015
  • 3 min de lecture

Un an et demi après les élections, le groupe d’opposition municipale fait le bilan de la majorité et veut être à l’écoute des Oloronais.

Il y a un an et demi, l'ancienne équipe municipale était battue de peu, de huit voix. « Certes on a perdu le match, mais on ne garde pas les yeux dans le rétroviseur. Notre regard est tourné vers l'avenir », affirme Bernard Uthurry. Accompagné de cinq des sept conseillers municipaux élus dans l'opposition, le chef de file de celle-ci est revenu sur les débuts de mandat du maire Hervé Lucbéreilh en affichant sa vision des choses.

«La ville doit gagner de l'argent et je suis un chef d'entreprise, pour reprendre le maire. Qu'il arrête de se plaindre, dit Bernard Uthurry. La situation était nettement moins bonne quand nous l'avions prise après son premier mandat. S'il était un vrai chef d'entreprise, il ne ferait pas long feu, puisqu'il s'agirait d'investir et de réduire le coût de fonctionnement. Ce n'est pas exactement le chemin qui est pris. » L'opposition n'a d'ailleurs pas voté le budget, puisque le bilan prévisionnel était négatif. « Une première dans l'histoire d'Oloron. Le deuxième le sera tout autant », ajoute Jean-Etienne Gaillat. « Il a donc zéro capacité d'investissement », remarque le conseiller.

Sur la fiscalité, l'opposition a tenu à revenir sur ce qui a été décidé quant à la taxe d'habitation qui sera bientôt dans les boîtes aux lettres. « Il maintient les taux en effet, mais supprime les abattements. Un foyer de cinq personnes à faibles revenus et avec un logement modeste, devrait désormais payer environ 219 euros de taxe d'habitation, alors qu'il n'en payait pas avant. C'est de l'imposture, dénonce Robert Bareille. Il va créer de véritables difficultés en noyant le poisson. »

«Poudre de perlimpinpin»

Sur les autres projets annoncés par le maire et son équipe, l'opposition veut voir, mais constate que ceux déjà évoqués comme la création d'un centre-ville, « il s'agit d'une redite de ce que nous avions proposé… Ou une appropriation de résultats de projets dans les tiroirs depuis longtemps, comme l'hôpital. » « C'est de la poudre de perlimpinpin », lance Robert Bareille. Tout comme le fonctionnement entre la CCPO et la Ville ? « Ça ne marche pas, il n'y a aucune articulation entre les deux. Beaucoup de choses sont à clarifier, comme les doublons des services Patrimoine et Économie que le maire a recréés, et dont les compétences reviennent à la Communauté de communes. »

Paradoxes dans le discours

Pour Patrick Maillet, qui réintègre le groupe à la place de Véronique Pebeyre, il y a beaucoup de paradoxes dans la ligne politique du maire : « Il geint sur sa situation de l'endettement comme s'il le découvrait, alors qu'il pouvait, le temps que nous étions aux affaires, demander la situation financière de la Ville. Mais dans le même discours, il annonce aux Oloronais qu'il les mettra face à un endettement futur avec tous les projets prévus ? »

Quant à la suite, l'opposition estime qu'elle ne sera pas facile, quelles que soient les gouvernances en place, « elles devront se heurter à une reprise en main solide. On mesure les difficultés du moment, qui ne mettent personne à l'abri, mais qui n'empêchent pas d'avancer et de travailler en ce sens, dans notre devoir de veille et d'alerte », affirme le chef de file de l'opposition, qui regrette d'avoir en face de lui une « équipe municipale menée par les fantasmes du maire. Elle n'a aucune vie et ne participe pas au débat public ».

 
 
 

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