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Des arbres pour dire "non" à l'ouverture d'une route Pau-Oloron

  • 3 mars 2014
  • 2 min de lecture

​ls sont plus de 200. Des jeunes, des vieux, des familles, des anonymes, des têtes plus connues, comme le conseiller régional Europe Écologie Les Verts, David Grosclaude, le maire d’Arbus, Didier Larrieu, ou encore le militant écologiste Éric Pétetin. Tous ont répondu à l’appel de Code Béarn, le collectif pour les déplacements en Béarn qui, comme chaque année, organisait, hier, une manifestation à Arbus contre le projet de liaison routière entre Pau et Oloron.

​Cette fois-ci, le carnaval a cédé la place à une nouvelle forme d’action : « une plantation citoyenne » de pommiers sur la propriété d’un couple de bergers, Mireille Bonhomme et Marc Peyrusqué, dont une partie est gelée depuis plus de vingt ans, car située sur le possible tracé de ce serpent de mer.

Initié par l’État qui entendait réaliser l’autoroute A 650 raccordée aux A 64 et A 65, il a été abandonné par ce dernier en 2008 et repris par le Conseil général en 2009 pour y construire « une voie rapide d’intérêt local » dont le coût est estimé entre 345 et 415 millions d’euros. En juin, le Département réitérait par vote sa volonté de le concrétiser, adoptant un phasage par tronçons (notamment le contournement d’'Oloron et l’aménagement de la rocade ouest de Pau et de la D2), sans toutefois donner de calendrier.

Un vote loin de décourager les opposants. « La lutte continuera jusqu’au bout, prévient Jean-Pierre Beddouk de Code Béarn. Car nous ne sommes pas là pour défendre des intérêts particuliers mais l’intérêt général, et rappeler l’absurdité de ce projet, catastrophique tant sur le plan environnemental qu’économique. 400 millions d’euros pour 25 kilomètres, c’est du grand n’importe quoi ! Cet argent pourrait servir à rénover et aménager les routes existantes et à développer le ferroutage. » Le collectif ne croit d’ailleurs pas une seconde à « l’intérêt local », invoqué par le Département, et craint « un couloir à camions à destination de l’Espagne ».

Non loin de là, le maire d’Arbus, Didier Larrieu, a fait le déplacement « en solidarité » avec le couple de bergers dont la propriété pourrait un jour être traversée par un tunnel et un viaduc, si cette option du franchissement du village, aujourd’hui écartée, resurgissait. Leurs terres font partie des 20 % du territoire d’Arbus à être gelés depuis l’origine du projet.

Un village « pris en otage » Un cinquième de notre commune est bloqué. Nous ne pouvons rien y faire, que ce soit des aménagements collectifs ou privés, y compris pour les agriculteurs. C’est intolérable d’imposer cela à des populations. C’est une prise d’otage », accuse le maire qui a tenté, avec son homologue de Poey-de-Lescar, un recours devant le tribunal administratif mais a été débouté. Et l’élu de s’interroger sur les arguments avancés par les partisans de la Pau- Oloron. « On nous dit qu’il s’agit d’un enjeu considérable, mais alors pourquoi ne fait-il absolument pas débat, surtout en cette période de municipales ? »

Hier, trente pommiers ont été plantés chez Mireille Bonhomme et Marc Peyrusqué. « Il est hors de question que ces terres nourricières soient mangées par le béton », souligne la bergère. D’autres actions du même type pourraient suivre.

 
 
 

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