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Oloron : le collectif RN 134 refuse d'être oublié par l'État

  • 24 janv. 2015
  • 2 min de lecture

Le collectif RN 134 rappelle que l'axe européen E7 n'est pas conforme au point de vue sécurité dans les villages qu'il traverse : trottoirs trop étroits, pollution sonore trop importante, avec des conséquences sur l'organisme des habitants riverains de la route… Ils réclament toujours une déviation ! (c. b.)

Au sein du collectif RN134, l'exaspération est palpable : ceux qui réclament une déviation pour les villages de Gurmençon, Asasp, Cette-Eygun et Urdos depuis des années ont eu l'amère déception de découvrir que cette dernière ne faisait pas partie du futur contrat de projet sur le point d'être passé entre l'État et le conseil régional (notre édition du mercredi 21 janvier).

Jean-Claude Elichiry est désolé : "On a l'impression que nos récriminations sont des broutilles et que les choses avancent. Mais rien n'est fait pour les riverains de l'E7 !"

Les membres du collectif se posent une seule question : Pourquoi les projets les plus récents et les plus ambitieux (la déviation du Gabarn-Oloron -Gurmençon, la voie ferrée entre Oloron et Bedous) prennent-ils le pas sur leur demande plus ancienne de déviation dans les villages ?

"S'être fait rouler dans la farine"

Le collectif RN134 ne remet pas en cause le contournement d'Oloron, qui participe pour lui de la même urgence au niveau de la sécurité des habitants que les déviations dans les villages. Pour eux, "l'un ne va pas sans l'autre, cela fait partie d'un tout. Bien sûr qu'on ne peut pas laisser les camions passer devant les écoles à Oloron. Mais pourquoi personne ne parle du fait que l'axe européen traverse des villages ? Il y a des êtres humains aussi là-bas !" Chaque membre constate avec tristesse qu'ils ont peut-être raté le coche par manque de soutien au niveau politique.

Le président du collectif et maire d'Asasp, Bernard Mora, enrage : "Pour la Gabarn-Gurmençon, rien n'est fait, même pas les achats de terrain, alors que pour les déviations de villages, tout est prêt, on pourrait donner le premier coup de pelle demain à Asasp". Et certains ont l'impression de s'être fait rouler dans la farine. Car comme les travaux n'ont pas eu lieu, l'argent a été reversé pour d'autres projets. De quoi désespérer les membres du collectif, qui se souviennent qu'en 2013, le ministre des Transports de l'époque avait promis de faire un geste si les collectivités locales s'engageaient de leur côté… Affaire à suivre… Encore.

Le collectif RN 134 est pour le train

Soutenu par l'association Béarn Adour Pyrénées, dont le but est de désenclaver le Béarn, le collectif RN134 veut simplement rappeler qu'"il y a des êtres humains en jeu, on veut rappeler qu'on existe". Un des membres du collectif précise également : "On a toujours été pour le multimodal, nous sommes pour le train jusqu'à Canfranc". Le train permettrait à terme de désengorger la route, et donc d'offrir une meilleure sécurité aux habitants des villages traversés par celle-ci. Avec, bien sûr, comme bémol le coût du projet, qui leur paraît démesuré, tout comme le coût du contournement du Gabarn-Gurmençon : "Nous, on demande une déviation qui devrait coûter 30 millions d'euros, tandis que le contournement d'Oloron coûte 60 millions d'euros pour trois kilomètres".

 
 
 

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