Déviation d'Oloron : Georges Labazée prend l’affaire "très au sérieux"
- 17 juin 2015
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L'ancien président du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques monte au créneau pour défendre le montage de la déviation Gabarn-Gurmençon.

L'annonce de la volonté du président du Conseil départemental Jean-Jacques Lasserre de ne pas participer au financement de la déviation d'Oloron, entre Gabarn et Gurmençon, n'a pas manqué de faire réagir hier mardi.
En premier lieu son prédécesseur, Georges Labazée, qui était monté au créneau voilà plusieurs mois pour décrocher un financement dédié à cette déviation, qui figurait aussi comme le tronçon 5 de la future liaison routière rapide Pau-Oloron.
«L'État, que ce soit sous Sarkozy comme sous Hollande, a toujours refusé de participer au financement de la Pau-Oloron. Seul le Département s'était dit prêt à payer. Mais nous avons mouillé notre chemise afin que l'État participe au moins au financement de cette déviation.»
Il reprend : «J'avais obtenu l'engagement d'Alain Vidalies (ministre des Transports, NDLR) de l'inscrire au contrat de plan État-Région. Sa signature doit survenir au mois de juillet. Cette décision de mon successeur pose la question de la signature du Conseil départemental avec le préfet de Région sur un protocole d'accord.»
Petits rappels entre amis
Le sénateur socialiste Georges Labazée dit d'ailleurs prendre cette affaire « très au sérieux », et vient rappeler que le principe de la construction de cette route, et de la création d'un syndicat mixte pour les études, « avait été approuvé en séance par 47 voix sur 48. La seule voix manquante était celle de Natalie Francq (ex-conseillère générale PS de Lescar, NDLR). Le syndicat mixte a même été lancé sous la mandature de Jean Castaings, il s'agissait alors d'un syndicat chargé des études, pas de la réalisation. Nous avons pris le relais et mené à bien toutes les études », affirme encore Georges Labazée, en réponse à la petite phrase de Jean-Jacques Lasserre qui, dans nos colonnes hier, rappelait qu'en février dernier, l'assemblée de gauche avait voté la dissolution du syndicat mixte, ce qui ressemblait à ses yeux à « un enterrement de première classe » de la Pau-Oloron. On sent bien que la déviation Gabarn-Gurmençon va encore faire couler de l'encre.

























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