top of page

[Dossier] La route Pau-Oloron ne donne plus signe de vie

  • 18 juin 2015
  • 3 min de lecture

​Mais que devient le projet d’une nouvelle route entre Pau et Oloron? Le syndicat mixte chargé de poursuivre les études de faisabilité a été dissous en février 2015. La majorité a changé en mars dernier à la tête du Conseil départemental. Et Jean-Jacques Lasserre, le nouvel homme fort des Pyrénées-Atlantiques, vient d’écrire au préfet de région pour lui signaler que le Département ne veut pas financer ce qui devait être la première étape du chantier, la déviation Gabarn-Gurmençon. Vu sous cet angle, tout porte à croire que la Pau-Oloron est en état de mort clinique. Fini le temps où les députés béarnais montaient au créneau à l’Assemblée nationale pour protester contre l’abandon du projet par l’état (2008). Les hommes et femmes politiques d’aujourd’hui ne veulent pas attiser les braises d’une contestation qui brûle d’envie d’en découdre avec eux. Les idées ont également changé, comme on l’a vu lors de la dernière campagne des départementales où l’ensemble des candidats socialistes du grand Pau ont très clairement affiché leur opposition au projet. Le camp des « contre » a fait du chemin depuis 25 ans et personne ne veut voir les verdoyants coteaux d’Arbus deviennent un jour le point de rendez-vous d’une bataille rangée entre les forces de l’ordre et des militants « zadistes ».

Sauf qu’on n’y est pas tout à fait encore. La bande de 300 mètres réservée depuis 1998 est toujours effective. Et les terres qu’elle englobe sont toujours gelées. Une seule décision reste à prendre pour y mettre définitivement fin: voter sa suppression. Mais cela n’est toujours pas à l’ordre du jour… Chronologie : un vieux serpent de mer... ► La génèse On raconte qu’elle serait née à la fin des années 1980 d’un coup de fil du ministre des Transports Michel Delebarre à André Labarrère, le maire de Pau. Lancée pour soulager la RN134, l’idée d’une nouvelle liaison routière entre Pau et Oloron est finalement officialisée en 1990. Inscrit au schéma directeur routier national, le projet prévoit la création d’une autoroute concédée (A650) de 24km à 2 fois 1 voie de circulation, avec créneaux de dépassement et percement d’un tunnel de 2450m pour franchir le coteau d’Arbus, qui soit en cohérence avec la prochaine arrivée de l’autoroute de Gascogne (A65) à Lescar. Coût estimé: 400 M€. ► 1998 : le premier tracé Diviser pour mieux régner, telle semble avoir été la stratégie employée durant les premières années pour déterminer le tracé de la future voie, validé en 1998. « Des fuseaux sont apparus de tous les côtés, soulevant des tollés parmi les habitants », se souvient Didier Larrieu, maire d’Arbus. « C’est ce qui leur a permis de tâter le terrain pour établir la bande de prise en considération de 300m, qui pollue la vie des gens aujourd’hui. » ► 2008 : l’Etat se retire Pendant que l’opposition s’organise sur les bords du gave à l’est de Pau, les travaux vont bon train au Somport. Mais l’état n’a plus les moyens de ses ambitions en matière d’infrastructures routières et appuie très sérieusement sur la pédale de frein. Jusqu’à ce que Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie, annonce le 4 juin 2008 l’abandon du dossier, « sacrifié » sur l’autel du premier Grenelle de l’environnement. ► 2009 : le conseil général se rebiffe Cette décision irrite les élus départementaux, le président Jean Castaings (UMP) en tête, soutenus par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI). Le conseil général, qui veut remédier à la situation d’enclave subie par le Haut-Béarn créé, en février 2010, un syndicat mixte d’études dont l’objectif est d’étudier « la faisabilité technique et financière d’une liaison routière d’intérêt local, à 2 fois 1 voie avec créneaux de dépassement », précisent ses statuts. Les quatre financeurs qui le composent sont le Département, l’agglo de Pau, le Piémont oloronais et la communauté de communes de Lacq. ► 2013 : un nouveau tracé Après quatre années d’enquêtes, le Département désormais présidé par Georges Labazée vote deux délibérations en juin 2013 qui relancent le dossier. Parfois baptisé « Pau-Oloron bis », il propose un phasage du chantier tout en se gardant bien de fixer des échéances. Cinq tronçons sont retenus. On commencera par le dernier, la déviation d’Oloron (Gabarn-Gurmençon), inscrite au contrat de plan Etat-Région, avant d’enchaîner par le premier, l’aménagement de la rocade actuelle entre le diffuseur de l’A64 à Lescar et Arbus. Les trois autres, dans l’ordre, sont le franchissement du coteau d’Arbus et la portion centrale (découpée en deux temps) qui va du rond-point du Gabarn jusqu’aux limites de Lacommande et d’Arbus.

 
 
 

Commentaires


Featured Posts
Recent Posts
Archive
Search By Tags
Follow Us
  • Facebook Basic Square
  • Twitter Basic Square
  • Google+ Basic Square

© 2015 par Viking Eco avec Wix.com

bottom of page