Les élus du Haut-Béarn plaident pour la déviation Gabarn-Gurmençon
- 25 juin 2015
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Le message était très clair, hier soir, à l'issue de l'entrevue organisée à la préfecture des Pyrénées-Atlantiques : si le Département refuse de financer sa part de la déviation Gabarn-Gurmençon, l'état récupérera ses billes pour les affecter à un autre projet ailleurs en Aquitaine mais surtout pas en Pyrénées-Atlantiques. Pierre-André Durand s'est montré ferme sur le sujet. "Le préfet nous a confirmé qu'il n'y avait pas de marchandage possible avec l'état", résument les participants. "Et que ces fonds ne serviraient pas à financer les déviations d'Asasp et de Gurmençon, contrairement à ce que souhaite le nouveau président du conseil départemental. Bref, nous serons tous perdants."
"Nous avons 5 mois" C'est évidemment un scénario que personne ne veut vivre en Haut-Béarn. Et le sujet sera remis dès aujourd'hui sur la table à l'occasion de la session budgétaire du conseil départemental. Porté par André Berdou, Anne Barbet (Oloron 1), Jean-Claude Coste et Marie-Lyse Gaston (Oloron 2), le débat qui ne manquera pas d'avoir lieu sera soutenu par le groupe de gauche, mécontent d'avoir découvert l'affaire "sans aucune discussion préalable, par voie de presse". Les échanges promettent d'être houleux. D'autres actions devraient être rapidement conduites. À commencer par l'organisation d'une rencontre avec le principal intéressé. "Nous avons cinq mois devant nous pour faire changer d'avis Jean-Jacques Lasserre", résume le maire d'Oloron Hervé Lucbéreilh, qui était aussi présent à cette rencontre, en compagnie de son prédécesseur Bernard Uthurry, vice-président du conseil régional en charge des infrastructures et des transports. "Après, il sera trop tard. Le contrat de plan état-Région qui sera signé, quoi qu'il arrive, début juillet, ne sera plus valable. Et les 38,5 millions qui doivent nous revenir iront ailleurs." Pour eux, le conseil départemental a parfaitement les moyens d'assumer ces travaux. "La somme en jeu (77 millions au total si le Département avance la part de l'état comme cela a été négocié par Georges Labazée, NDLR) ne représente qu'une petite part des investissements réalisés en un an. Et elle peut très bien être lissée sur plusieurs années", expliquent-ils. Le bras de fer ne fait que commencer. Jean-Jacques Lasserre persiste et signe Dans une lettre datée du 24 juin, adressée au préfet de région, le président du conseil départemental confirme "l'impossibilité financière" pour le département "de répondre à cette sollicitation". "Le montage financier de cette opération fait que les conditions de réalisation pour le Département sont impossibles à réunir", écrit-il avant de reformuler sa demande de "déploiement" des crédits "vers les chantiers d'Asasp, Gurmençon et la RN134 dans son ensemble."

























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