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Finances du Département : un audit alarmiste

  • 26 juin 2015
  • 3 min de lecture

Après les diverses installations, c'était hier la vraie rentrée du nouveau conseil départemental. Et le menu était copieux avec, en hors d'oeuvre, le lourd dossier des finances débattu à partir de l'audit commis par le cabinet Stratégies locales sur la période 2009-14. Où il apparaît une dégradation de la situation continue au fil des ans. Si les investissements sont restés soutenus sur la période, les recettes sont restées stables quand le poids de la facture sociale est de plus en plus lourd comme partout en France. Et le poids de la dette va augmentant, menaçant les équilibres futurs, chacun étant d'accord que l'effet ciseau arrivera en 2016 si la situation n'est pas rétablie.

Qu'on soit d'accord sur le poids de la facture sociale ou sur les difficultés liées aux baisses de dotation de l'État, est une chose. Mais sur l'analyse de la situation c'est autre chose. "Cet audit est motivé car nous avons besoin de bases solides et d'une analyse précise pour les six ans à venir" rappelle le président Jean-Jacques Lasserre. "Les masques tombent" Marie-Pierre Cabanne, pour le groupe de gauche, a des mots durs pour la gouvernance Lasserre qui annonce sans concertation la fin des contrats à durée déterminée ou l'abandon de la réparation du télésiège de Fontaines de Cotch à Gourette, sans parler de l'abandon du contournement d'Oloron. "Les masques tombent" affirme-t-elle en évoquant la nouvelle gouvernance. Et de défendre les investissements de l'exécutif précédent pour garantir le service public et protéger le territoire de la crise. André Arribes, pour Forces 64, estime qu'une "politique ambitieuse va avec une gestion rigoureuse". Il déplore qu'en quatre ans, "la dette a doublé et l'épargne a été divisée par deux". Pour Nicolas Patriarche (LR), "la situation est pire que pressenti" et il dénonce "l'aveuglement de l'exécutif précédent".

"On dramatise" "Nous allons droit dans le mur" répète Max Brisson, vice-président. Il reproche à l'équipe précédente les 17 millions donnés à l'État pour la LGV ou les 38 pour le contournement d'Oloron : "Nous n'avons plus les moyens de faire ça" assène-t-il. Ce qui fait sourire Yves Salanave-Péhé qui dénonce "un procédé classique : "On dramatise la situation et on critique l'équipe passée en instrumentalisant les analyses de l'audit". Il rappelle que le budget 2015 a été "financé sans augmentation d'impôts". Augmentation qui pourrait venir selon Bernard Dupont (Forces 64), ce que s'empresse de démentir Jean-Jacques Lasserre, en tout cas pour cette année. Reste une certitude : s'il veut garder une épargne solide (64 millions selon Max Brisson) et ne pas dériver, le Département va devoir serrer la ceinture et faire des choix sur les investissements. Pas simple quand on voit le tollé provoqué par l'abandon du contournement d'Oloron et le non-remplacement du télésiège de Gourette. Au foot, l'arbitre n'est jamais à la fête. Au Département non plus. => Oloron et le piémont en ébullition Les élus du piémont oloronais (Oloron 1), Marie-Lyse Gaston et Jean-Claude Coste, sont montés au créneau pour dénoncer l'abandon du contournement d'Oloron. "Vous enterrez un dossier attendu depuis 30 ans. Votre attitude est dangereuse pour le piémont" avertit Mme Gaston. Jean Claude Coste a d'abord longuement défendu les résultats de l'EPSA (qui gère les stations de ski), et souligné l'importance des stations pour l'économie montagnarde. Il demande également "un débat sur la déviation. Le territoire mérite ça et il y a en Haut-Béarn une union sacrée toutes tendances confondues pour la déviation" rappelle-t-il. Jean-Jacques Lasserre renvoie l'État à ses responsabilités, la déviation Gabarn-Gurmencçon relevant de la RN134 et donc de l'état. "Nous demandons à l'état de prendre ses responsabilités. On ne peut pas accepter le financement proposé : 77M dont la moitié à la charge du Département qui devra assurer la maîtrise d'ouvrage. En "échange des 17 millions donnés par Labazée pour la LGV. C'est un marché de dupes" assure-t-il. En passant, il tacle la Région, absente du dossier mais qui investit 92 millions dans la ligne ferroviaire Oloron-Bedous. "Le problème" conclut Jean-Claude Coste, "c'est que l'État était prêt à mettre 38,5 millions et que cet argent ira dans un autre département". Une occasion ratée ?

 
 
 

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