Contrat Etat-Région: 400 millions et 3 grands projets pour le 64
- 24 juil. 2015
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Opération rattrapage pour le 64. Le précédent contrat de plan État-Région (CPER) 2007-2013 avait été un peu chiche pour les Pyrénées-Atlantiques malgré quelques réalisations structurantes appréciables comme lamodernisation des voies ferrées Dax-Pau et Pau-Oloron, l'appui à la nouvelle médiathèque de Pau ou encore la construction de l'hôtel d'entreprises Chemstart'up à Lacq.
Le document concernant la période 2015-2020, signé hier à Latresne (33) entre le Premier ministre Manuel Valls et le président du conseil régional Alain Rousset, rectifie le tir. Ce sont, hors politique transversale régionale comme le très haut débit, près de 400 millions d'euros que l'État et la Région, mais aussi les grandes collectivités, voire d'autres opérateurs étatiques (SNCF, Anru, Ademe…) devrait injecter sur le territoire basco-béarnais.
En tout cas, le niveau des enveloppes, qui était connu depuis déjà quelques semaines, avait de quoi satisfaire les représentants de notre territoire, parmi lesquels on reconnaissait le sénateur Georges Labazée, le vice-président du conseil régional Bernard Uthurry, le président de la CC Lacq-Orthez Jacques Cassiau-Haurie ou encore le vice-président de l'Université de Pau et des Pays de l'Adour Laurent Bordes. Le seul bémol vint du vice-président du conseil départemental des Pyrénées-AtlantiquesMax Brisson, regrettant que la Région ne s'engage pas aussi dans le volet routier, notamment au niveau de la déviation d'Oloron.
Le message de Valls pour l'Université de Pau
Dans leurs discours, Alain Rousset et Manuel Valls ont plusieurs fois dit l'obligation d'avoir une Aquitaine à deux pieds, avec un Sud capable de faire écho à une métropole bordelaise dont chacun sait la puissance d'attraction.
Côté enseignement supérieur, Alain Rousset a aussi confirmé son envie d'équilibre "entre Bordeaux, Pau et Bayonne." Un leitmotiv que devait reprendre Manuel Valls. "Ce contrat de plan État-Région accorde une place particulière à l'UPPA. C'est un point majeur pour le Sud-Aquitaine et son tissu économique." Avant que le premier ministre ne s'engage aussisur la RN134 et une déviation d'Oloron qu'il a même qualifiée"d'essentielle." Un adjectif qui a fortement réjoui Bernard Uthurry comme Georges Labazée.
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Ce sont a priori plus de 100 millions qui seront injectés dans les cinq ans à venir pour moderniser la seule route nationale du département, entre Pau et la frontière espagnole : la fameuse RN 134.
L'État va engager des opérations d'amélioration sur le tronçon entre Pau et Oloron pour 11 millions d'euros. Il s'agit notamment de moderniser la chaussée sur une portion de 10 kilomètres, entre Haut-de-Gan et Oloron, et de sécuriser des carrefours. À cela, s'ajoute, dès l'an prochain, la suppression du passage à niveau de Herrère pour 8 millions. Entre Bedous et la frontière, 7 millions seront injectés pour traiter des virages ou des traversées de village. Enfin, la suppression du passage à niveau d'Escot, en vallée d'Aspe, coûtera plus de 6 millions d'euros.
Mais le gros morceau, c'est la déviation d'Oloron, qui doit être cofinancée par l'État et le Département à hauteur de 38,5 millions chacun… Si du moins, les deux parties s'accordent. Ce qui n'est pas encore fait. Le montage ne satisfait pas la nouvelle majorité qui siège au Parlement de Navarre. Cette dernière l'a fait savoir au préfet de Région Pierre Dartout qui a répondu que les crédits étatiques pouvaient très bien partir ailleurs. Depuis, on en est là. Des chantiers de routes nationales, comme l'élargissement de la rocade de Bordeaux ou la mise à niveau de la RN 21 entre Agen et Villeneuve-sur-Lot pourraient capter les sommes destinées à Oloron si le blocage persiste.

























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